Tu as le droit d’aller mal

Publié le 24 janvier 2021, dans la catégorie Life

Photo nostalgique en noir et blanc derrière le carreaux d'une fenêtre

Tu as le droit d’aller mal. Tu peux t’accorder le droit de ne pas aller bien.

Aucune loi, aucune règle ne t’oblige à garder tes émotions au fond de toi. Tu as le droit d’ouvrir ton cœur, de te laisser aller, de souffler.

Oh oui, tu as le droit. Tu as le droit de te réveiller un matin et de te dire que rien ne va. Tu as le droit de trouver ta vie difficile, de laisser tes idées devenir sombres. Tu as le droit de sentir ton cœur lourd, d’avoir peur, d’avoir mal. Tu as le droit d’être malheureux. Tu as le droit de ne pas être un robot.Photographie lifestyle en noir et blanc, dans une ambiance nostalgique sur un canapéPhoto nostalgique en noir et blanc, un léger sourire sur les lèvres et les yeux fermés, derrière un drapé de tulle

Tu veux même un secret ? Tu es humain.e. C’est fou, je sais. Mais essaie de visualiser un humain. Tu sais ce que tu y verras ? Des défauts, des doutes, de l’incertitude. La perfection n’existe pas. Même ton voisin a des coups de mous parfois. Je te jure, personne n’y échappe. Tout le monde se perd dans un tunnel au moins une fois dans sa vie.

Tu veux même un second secret ? Rien ni personne ne t’oblige à être heureux, à être motivé, à être à fond en permanence. Tu es libre. Libre de ne pas aller bien, parfois. Tu es libre d’être fatigué ou épuisé. Et si quelqu’un, un jour, te prive de cette liberté alors, ne l’écoute pas.

Nous avons tous connu ou connaîtrons des échecs, des moments de « moins bien », des instants d’épuisement, de souffrance, de doute. Mais rassure-toi et sois-en sûr : ce n’est pas une fin en soi.

Bien sûr, c’est difficile à vivre. C’est douloureux ! Mais après la pluie vient, presque, toujours le beau temps. C’est un cycle éternel, c’est inévitable. Ne te focalise pas sur cette période bouleversante. Considère ce moment comme une étape.

Sur ton chemin tu rencontreras quelques obstacles, quelques barrières. C’est une étape de ta vie qu’il faudra franchir ou contourner avec douceur. C’est un signe que t’envoie le destin : ce n’était pas le bon moment, pas la bonne personne, pas la bonne route.Assise au sol, une main dans les cheveux et l'autre tenant une tasse de café, en noir et blanc

Mais ne t’inquiètes pas. Tu ne vas pas bien, et ce n’est pas grave ! Sois simplement reconnaissant.e du bonheur que peuvent t’apporter des choses simples de la vie. Aussi minimes soient-elles. Aie de la gratitude pour ces petites choses, parce que ce sont elles les plus importantes. Ta vie est belle !

Alors oui, ces petites choses ne régleront pas tes problèmes. Mais elles t’aideront à y voir plus clair et à les surmonter. Si tu souhaites qu’un échec n’en soit pas un, alors sers-t’en pour avancer et devenir encore plus fort que tu ne l’étais déjà.

Cette tristesse, qui a le droit d’être présente parfois, ne le sera que plus ou moins selon l’importance que tu lui accordes. Si tu ne lui accordes que négativité et foudre, elle sera difficile. Si tu lui accordes bienveillance et amour, elle sera difficile. Mais pas insurmontable.

Relativiser dans ces moments-là n’est pas simple. Mais cela sera salvateur. Tu n’en sortiras que plus grand, plus indulgent, plus puissant !

N’oubliez jamais que rien n’arrive par hasard. Les obstacles sont parfois plus difficiles à surmonter que d’autres. Et surtout, longs à franchir. Mais s’ils sont là, c’est certainement pour une bonne raison. Sans ces blessures, ces instants de douleurs, vous ne seriez pas qui vous êtes aujourd’hui.

C’est une chance que de ressentir la douleur, elle nous rend vivants. Elle nous rappelle que parfois il faut se battre pour ce que l’on souhaite, pour nous retrouver, pour apprendre à nous connaître. Et surtout, ce sont ces instants qui nous permettent de rebondir. Ils nous permettent de nous rendre capables de choses parfois surprenantes.Assise sur un canapé en velours avec un livre ouvert, en noir et blanc, un air triste dans une chemise à carreauxLe regard nostalgique, en noir et blanc, assise sur le sol, les mains sur le visagePhoto lifestyle en noir et blanc, au milieu d'un salon, dans une chemise à carreaux

Dans ma vie…

J’ai dû rebondir, à de nombreuses reprises. Je n’ai que 29 ans, et pourtant, j’ai dû me ressaisir. Et surtout, accepter le fait d’aller mal de temps en temps. Mais, je reste bienveillante. Je m’accorde le droit d’aller mal, de ressentir la douleur, de lui laisser de la place. Parce que sans ce droit, je ne serai pas la Sandie que je suis aujourd’hui.

Je le sais, et je sais que vous le savez : on surmonte tous des choses différentes, et elles n’en sont pas moins difficiles. Tout se passe dans notre tête, et pas dans celle des autres. Tu ne peux pas savoir si ce que tu ressens est plus ou moins fort que ce que les autres ressentes. Pourquoi ? Parce que nous sommes TOUS différents, et notre rapport à la douleur l’est aussi.

N’allez pas vous dire que vous n’avez pas le droit d’aller mal, ou en tout cas pas autant que votre ami.e, parent, voisin.e, frère ou sœur. Votre tristesse est légitime, et vous devez lui accorder de la place. Parce que la ressentir vous permettra de la faire passer et de la surmonter en douceur.

Elle sera différente, mais pas moins importante ! Et surtout, rappelez-vous qu’on ne la vit pas tous de la même façon, cette tristesse. Certains l’affrontent avec un sourire immédiat, d’autres se laissent aller à quelques larmes, certains à la colère. Le tout, est de l’affronter.En noir et blanc, derrière le carreau d'une fenêtre, le regard triste

Si pleurer, crier, sourire, dormir, traîner en pyjama vous fait du bien. Alors, faites-le. Mais surtout, gardez en tête que le bout du tunnel ne se trouve qu’à quelques mètres. Vous surmonterez ce moment. Vous arriverez à trouver la solution qu’il vous faut. Soyez seulement bienveillant, avec vous-même.

On m’a toujours dit : « S’il y a un problème, il y a une solution. S’il n’y a pas solution, alors il n’y a pas de problème ». Garder ça en tête me permet d’avancer, et de penser tout de suite qu’il y aura un après. Si aujourd’hui je vais mal, alors je trouverai pourquoi. Et je ferai en sorte que demain soit plus beau qu’aujourd’hui, même s’il sera certainement moins bien qu’après-demain.

Vous me suivez toujours ? 😛Photo nostalgique en noir et blanc, assise au sol accoudé à un fauteuil, une tasse de café dans la main et le regard dans le vide

Le processus est parfois long. Mais restez positif, tout finit toujours par s’apaiser. Soyez doux, soyez compréhensif avec vous-même et votre esprit, soyez compatissant et bienveillant. Relativisez et respirez. Vous finirez par aller mieux. Peut-être demain, peut-être dans quelques mois. Mais, vous irez mieux.

Regardez, le ciel bleu est à portée de main. Le soleil brille et les oiseaux chantent. Asseyez-vous et contemplez cette plénitude. Vous n’êtes plus très loin, faites-vous confiance !Photographie lifestyle en noir et blanc, avec le sourire, assise dans un canapé

Vous avez le droit d’aller mal. Soyez bienveillant et prenez soin de vous, vous le méritez.

Pour toujours plus de bienveillance envers vous-même et votre corps, je vous laisse découvrir la lettre que j’avais écrit à mon petit corps chéri : juste ici. 🙂

Je vous embrasse tendrement,

LPB.

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